Ex Calibur

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Et oui les vendanges sont finies !


J’ai fait au total 5 journées de vendanges, dont une le vendredi « toute seule » et les autres vendanges les Week end
(du 12 septembre au 3 octobre). Avec l’aide de mes parents pour le WE du 25 septembre. On voit d’ailleurs la main de Maman en train de couper des grains de raisins avec ses ciseaux de couture sur une des photos du site www.cebene.fr ! Mais en fait, ce sont des raisins qu’elle destinait à ses confitures de raisins. Elle va m’en donner la recette...
Et quelques pots.

Ceux d’entre vous qui ont pu venir ont pu constater la qualité des raisins, le stress de la vigneronne, le chaos dans le chai aux heures de pointe quand les 200 cagettes de vendanges arrivent toutes en même temps..., le plaisir de tra-vailler avec un paysage et un temps superbe, à côté de Cébéna, rien que du bonheur ! Le premier WE nous avons vendangé par 35°C. Nous avons arrêté à 16h00, complètement vidés. Enfin, les vendangeurs étaient déshydratés, mais ceux qui sont restés au chai pour la réception des raisins et l’égrappage ne se sont pas plaint. Les autres WE la température était basse, nous avons commen-cé les matinées de vendanges, vers 7h30 juste au lever du jour, avec un bon pull-over. Et surtout, j’ai pu éviter la pluie. Une fois la dernière cagette apportée au chai samedi dernier, les premières gouttes sont tombées. C’est pas un beau timing, ça ?

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Maintenant je chouchoute mes 5 grosses barriques et les cuves, je les pige, je les jauge, je les goûte, je leur prends la température ! et leurs densités. Et en fonction des résultats, Pierre fait des « ordonnances » pour un traitement en dou-ceur. J’ai les avant-bras rouge vin à force de les tremper dans les barriques pour prendre les températures et de piger les barriques et mal aux bras.

Le chai sent la vendange fraîche et le levain (il y a des boulangers qui font leur levain à partir de levures de raisin). Toutes les cuves et barriques fermentent : ça se sent et ça s’entend. Un bruit caractéristique de bouillonnement. C’est assez impressionnant cette énergie.

Nous avons déjà « décuvé » la première cuve. Celle du premier Grenache, vendangé à Corneilhan, sur les sédiments marins très profonds, du temps où la Méditerranée recouvrait le Languedoc : le sentiment d’être sur un terroir unique dans un cadre unique.


pressoir cebene
Et donc nous avons fait re-fonctionner pour la quatrième année depuis les débuts de Cébène le pressoir d’origine, installé par le constructeur du chai. La grosse vis métallique de ce pressoir en bois, que l’on reconstitue tous les ans comme un puzzle de géant, est comme l’épée Excalibur. Personne (?) ne peut l’enlever : elle est coulée dans les fondations.

 

2010 est ma quatrième vendange. Et le Domaine passe en bio avec le label AB.

Les 2 autres décuvages sont prévus pour d’ici quelque temps. Encore de l’huile de coude à prévoir !
Merci Jules !

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